SMIC 2026 : nouveaux chiffres clés et points de vigilance
Depuis le 1er janvier 2026, le SMIC connaît une revalorisation de 1,18%. Cette hausse vise à soutenir le pouvoir d’achat, mais elle impose aux employeurs une mise à jour de leurs prévisions budgétaires et de leurs pratiques sociales. Notre cabinet fait le point sur ce qui change.
Après une année 2025 sans revalorisation au 1er janvier, le ministère de l’Économie et des Finances a confirmé les nouveaux montants applicables dès le début de l’année 2026. Cette hausse, calculée sur l’inflation et l’évolution des salaires ouvriers, porte le salaire minimum à un nouveau palier symbolique.
Les chiffres essentiels au 1er janvier
Pour vos salariés (ceux de l’association ou les salariés propres du CSE), voici les nouvelles valeurs à appliquer, dès janvier 2026 :
- SMIC horaire brut : 12,02 € (au lieu de 11,88 €),
- SMIC mensuel brut (35h) : 1 823,03 €, soit une hausse de 21,23 € par mois,
- SMIC mensuel net : environ 1 443,11 €,
- Minimum garanti : 4,25 € (utilisé pour l’évaluation des frais professionnels et avantages en nature).
Pour votre structure, ce relèvement peut avoir trois conséquences majeures. Détaillons-les.
1. Tassement de la grille salariale
Avec la hausse du SMIC, les premiers niveaux de vos grilles de salaires conventionnelles peuvent se retrouver « rattrapés » : des personnes rémunérées un peu au-dessus du Smic vont se retrouver au minimum et les écarts de salaire se tassent.
Le risque, c’est que ces salariés, qui avaient un peu plus d’ancienneté ou de responsabilités, vont ressentir ce rattrapage comme un déclassement et une perte de reconnaissance.
Notre conseil : anticipez la révision de vos accords de branche ou d’entreprise, de façon à retrouver dans les salaires une traduction juste de la position de chacun.
2. Enveloppe revalorisée pour le CSE
Pour les élus de CSE, une hausse du SMIC peut signifier une hausse de la masse salariale brute de l’entreprise. C’est donc une opportunité : cela peut entraîner une légère augmentation de vos subventions (AEP et ASC) si elles sont calculées en pourcentage de la masse salariale.
Soyez vigilants à ce sujet. C’est un point clé à surveiller lors de la consultation annuelle sur la politique sociale de l’entreprise.
3. Attention aux avantages en nature
Le passage du minimum garanti à 4,25 € modifie la valorisation des repas ou des logements de fonction. Une erreur de calcul ici peut entraîner un redressement URSSAF en cas de contrôle.
La gestion de la paie et des budgets ne s’improvise pas, surtout en période de transition législative.
Notre cabinet d’expertise comptable spécialisé vous propose des missions dédiées pour sécuriser votre année 2026 :
- Audit de conformité paie : vérification du respect des minima conventionnels et du SMIC 2026,
- Aide au budget prévisionnel : simulation de l’impact des hausses de charges sur vos ressources 2026,
- Accompagnement CSE : analyse de l’impact de la hausse de la masse salariale sur vos budgets de fonctionnement et d’activités sociales.
Ne subissez pas l’actualité sociale, anticipez-la avec un partenaire de confiance. Vous pouvez dès maintenant contacter nos experts pour une simulation de vos coûts salariaux 2026.
Photo Mathieu Stern / Unsplash
Revalorisations à partir du 1er janvier :
- SMIC horaire brut : 12,02 € (au lieu de 11,88 €)
- SMIC mensuel brut (35h) : 1 823,03 €, soit une hausse de 21,23 € par mois
- Minimum garanti : 4,25 € (utilisé pour l’évaluation des frais professionnels et avantages en nature).
Conséquences pour les CSE :
- Tassement des grilles de salaires
- Augmentation de l’enveloppe budgétaire si elle est calculée en fonction de la masse salariale
- Modification de la valorisation des frais et avantages en nature.
