Séjours d’hiver 2026 : l’année idéale pour remettre à plat
D’un côté, la fin du critère d’ancienneté pour les bénéficiaires des ASC est officiellement repoussée à fin 2026. De l’autre, les activités des séjours en montagne se diversifient. Pour les CSE, l’année 2026 sera plus facile que prévue côté Urssaf, mais plus complexe côté gestion des justificatifs. Et si c’était l’occasion d’innover dans la gestion des séjours d’hiver ?
Du point de vue des CSE, 2026 est une année spéciale pour les vacances en général et les vacances d’hiver en particulier. Alors que vos salariés et leurs familles sont peut-être en ce moment sur les pistes des stations proches ou plus lointaines, deux phénomènes se télescopent pour votre gestion des séjours : la prolongation de la tolérance Urssaf sur certains critères d’attribution, et la diversification des activités en montagne.
Ce croisement d’une disposition qui vit sa dernière année et d’une tendance qui s’intensifie est l’occasion ou jamais d’expérimenter une nouvelle façon de gérer le volet « sports d’hiver » de vos ASC. Décryptons.
Côté pile : une bouffée d’air de l’Urssaf
C’est une habitude dans beaucoup de CSE : l’un des critères d’attribution des ASC (Activités Sociales et Culturelles) est fondé sur l’ancienneté des salariés. Les CDI récemment embauchés, les CDD, les stagiaires sont exclus des dispositifs, ce qui réduit d’autant l’enveloppe budgétaire à y consacrer.
Cette règle est cependant une simple tolérance de l’Urssaf, qui a annoncé vouloir y mettre fin prochainement. Pour les CSE de certaines entreprises, cette modification va avoir des conséquences significatives, amenuisant les marges de manœuvre dans la gestion des ASC. L’imminence de l’application de cette annonce était source de grandes inquiétudes.
Heureusement pour eux, la période de transition est officiellement prolongée jusqu’au 31 décembre 2026. Les gestionnaires des CSE disposent de quelques mois supplémentaires pour mettre leur règlement intérieur en conformité sans risquer de redressement immédiat sur ce point précis, et pour intégrer la nouvelle règle à leurs prévisions budgétaires.
Notre conseil d’expert : ne considérez pas cette obligation comme une contrainte mais comme une opportunité. Cette année de sursis peut vous permettre de lisser votre budget sur deux ans pour intégrer progressivement les nouveaux arrivants (CDI, CDD, stagiaires) sans déstabiliser vos finances.
C’est aussi l’occasion de se placer dans une nouvelle optique : celle de montrer aux nouveaux embauchés et aux jeunes entrants sur le marché du travail qu’ils sont accueillis dans le collectif des salariés, y compris en leur faisant bénéficier d’une possibilité de partir aux sports d’hiver.
Côté face : 50 nuances d’activités montagne
Justement, les sports d’hiver sont en pleine évolution. En cause le dérèglement climatique, dont les conséquences désastreuses se font sentir jusque sur les pistes de ski. L’enneigement devient aléatoire, particulièrement dans les stations de moyenne montagne. Et donc dans celles de notre proche région.
Même celles qui continuent à mettre la priorité sur le ski, en comptant sur la neige artificielle pour combler les manques, ont compris que la glisse ne pouvait plus être l’unique offre d’activité pour les séjours d’hiver.
À Super-Besse, le Super Coaster (luge sur rails) ou la tyrolienne géante font désormais le plein, hiver comme été, avec ou sans la neige. Au Lioran, les activités de « pleine nature » (fatbike électrique, randonnées contées, centres aquatiques) transforment le séjour.
Cette polyvalence est un atout majeur pour le CSE : elle permet de satisfaire tout le monde, du sportif au contemplatif, et garantit la réussite du séjour, même si les pistes sont fermées. Elle rend le séjour encore plus attractif, pour les familles ou les groupes dont chacun peut satisfaire ses centres d’intérêt.
Mais cette diversification des activités rend tout de même votre gestion des CSE plus complexe. Rappelons la règle d’or : pour maintenir l’exonération de cotisations, chaque remboursement doit être appuyé par une facture acquittée. Tyrolienne, spa, location de matériel de rando, billetterie… : le passage à des séjours hybrides multiplie donc les justificatifs à récupérer.
2026 : année de transition à saisir
Raccordons les deux faces de la pièce : d’un côté les séjours complexes rendent votre gestion elle-même plus compliquée ; de l’autre, la prolongation de la tolérance Urssaf vous accorde un peu de sérénité supplémentaire. Cette année 2026 constitue donc la « fenêtre de tir » unique pour repenser vos propositions liées aux vacances d’hiver, au bénéfice des salariés et de votre sérénité.
Pour cela, il convient de s’appuyer sur les deux réflexes à avoir pour sécuriser vos séjours « nouvelle génération » :
- Anticiper la fin de la tolérance pour être prêt dès janvier 2027,
- Maîtriser le casse-tête des factures multi-activités.
Sur ces deux points de vigilance, notre cabinet vous assiste pour passer les caps en douceur.
Côté Urssaf, nous vous aidons à profiter de cette année 2026 pour recalculer vos clés de répartition et préparer une transition budgétaire en douceur.
Côté justificatifs et remboursement, nous mettons à votre disposition des outils de contrôle simplifiés pour vos bénéficiaires.
2026 : oser la montagne autrement
Grâce à la prolongation de la tolérance Urssaf, vous avez les mains libres pour innover. La moyenne montagne offre un terrain de jeu exceptionnel, à condition de savoir naviguer entre plaisir des salariés et rigueur comptable.
Le cabinet Arex est à vos côtés pour transformer ce répit réglementaire en un tremplin pour votre CSE. On en parle ?
Photo Maarten Duineveld / Unsplash
Deux faits se croisent en 2026 et ont un impact sur l’organisation des séjours d’hiver :
- La tolérance Urssaf sur l’ancienneté comme critère d’attribution des ASC est prolongée jusqu’au 31 décembre 2026 ;
- Face à l’enneigement incertain qui rend la pratique du ski plus aléatoire en moyenne montagne, les activités dans les stations de sport d’hiver se diversifient et complexifient le remboursement des séjours, qui doivent se faire sur facture acquittée.
Profitez de cette année de transition pour repenser votre organisation.
