CSE : confinement et obligations comptables

Parce que la crise sanitaire intervient en pleine période d’arrêté des comptes, pour les CSE comme pour la plupart des personnes morales, les obligations comptables deviennent plus compliquées à tenir en situation de confinement. Certains délais légaux ont été repoussés mais il convient de s’organiser. Nous vous guidons dans ce parcours à obstacles.

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Ce qu'il faut retenir

Pour l’arrêté des comptes :

  • Les CSE, personnes morales, peuvent bénéficier du report de 3 mois accordé pour arrêter et déposer les comptes,
  • Travailler à distance n’est pas toujours facile, d’autant plus que l’année 2019 est plus complexe à traiter si elle a été celle de la transition du CE au CSE
  • La législation spécifique à la période de crise sanitaire autorise les réunions à distance, y compris pour l’approbation des comptes (visioconférence, téléphone ou messagerie instantanée) mais il sera nécessaire de bien les préparer,
  • Dans tous les cas, mieux vaut anticiper.

CSE : points de vigilance en période de confinement

Durant le confinement où travail à distance devient la norme, la cybercriminalité trouve un terrain particulièrement favorable. Les comités sociaux et économiques ne sont pas à l’abri des pièges. La vigilance est de rigueur.

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Ce qu'il faut retenir

En période de confinement et de télétravail massif, des précautions s’imposent pour éviter les cyberattaques qui se développent en s’adaptant à la situation.

Vos connexions à domicile sont moins sécurisées que dans l’entreprise : pensez à faire des sauvegardes et à renforcer vos mots de passe.

Les faux sites d’information et d’appels aux dons se multiplient: choisissez des sites officiels, bien identifiés et fiables; méfiez-vous des courriels liés au covid-19.

Arrêté des comptes du CSE : rien ne change… ou presque

Les normes comptables des CSE reprennent presque intégralement celles des anciens comités d’entreprise. A une importante exception près : la possibilité de transférer 10 % des excédents d’un budget à l’autre.

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Ce qu'il faut retenir

Par rapport au CE, les normes comptables et l’arrêté des comptes ne changent quasiment pas pour le CSE.

Il existe une nouveauté, qui n’est pas anodine : la possibilité de transférer 10% des excédents d’un budget à l’autre, entre le budget ACT et le budget ASC.

Ce transfert doit faire l’objet d’une délibération lors de la réunion d’approbation des comptes du CSE.

Mais un transfert du budget ACT vers les ASC peut être dommageable : une réserve pourra être précieuse pour financer des expertises et des formations et donc, mieux défendre les salariés. D’autant que le financement de certaines expertises par l’employeur est conditionné au non-transfert dans les 3 années précédent et suivant cette expertise.

Contrôle Urssaf : des évolutions qui vous concernent

Le contrôle Urssaf d’une entreprise peut concerner aussi son CSE, notamment pour justifier que les avantages accordés aux salariés ont été correctement déclarés. Il convient donc de connaître la procédure, y compris les changements applicables depuis le début de cette année.

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Ce qu'il faut retenir

Le contrôle Urssaf d’une entreprise peut aussi examiner la gestion des activités sociales et culturelles gérées par son CSE.

L’employeur reste l’interlocuteur de l’Urssaf sur toute la procédure, mais vous aurez à vous conformer à ses demandes et éventuellement à lui rendre des comptes.

À partir de 2020, des changements interviennent dans la procédure, notamment dans les questions de délais et dans les possibilités de se justifier.

L’Urssaf peut aussi, désormais, emporter des documents pour les examiner : bien qu’étant une personne morale indépendante, vous devrez l’accepter si l’employeur a donné son accord.

Défaut de passage en CSE fin 2019 : les risques d’une vacance

Cette fois, nous touchons à la fin de la période de transition : à la fin de ce mois de décembre, tous les comités d’entreprise auront cédé la place à la nouvelle instance, le comité social et économique ou CSE. Vraiment tous ? Il semble que ce ne soit pas tout à fait le cas… Que va-t-il se passer dans la gestion du CE pour les retardataires ?

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Ce qu'il faut retenir

Le comité d’entreprise n’aura plus d’existence au 1er janvier 2020. Si le CSE n’a pas encore été élu, une période de vacance commence de fait, jusqu’à l’élection du CSE et à la nomination de son bureau.

Aucune transaction financière ne pourra avoir lieu durant cette période.

Mais on peut convenir avec l’employeur que des élus de l’ancien CE gardent la main sur certaines tâches administratives.

Il sera en tout cas nécessaire pour le CE, avant la fin 2019, d’organiser une dernière réunion extraordinaire pour approuver l’arrêté des comptes et la décision de transfert du patrimoine au futur CSE.

Passage en CSE : quelles solutions pour les retardataires… ?

Les chiffres connus laissent penser qu’à l’échéance fixée par la loi pour passer du comité d’entreprise au comité social et économique, un grand nombre d’entreprises n’auront pas franchi le pas. Elles seraient alors dans l’illégalité. Et c’est le dialogue social qui en pâtira…

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Ce qu'il faut retenir

A mi-septembre, une proportion inquiétante d’entreprises n’avaient toujours pas organisé les élections devant marquer le basculement du CE vers le CSE.

La ministre du Travail a averti récemment qu’aucun délai ne serait accordé au-delà du 31 décembre, date butoir pour la mise en place de la nouvelle instance.

Un risque pour le dialogue social ?

 

Prévention des risques psycho-sociaux : Arex partenaire de l’Observatoire Cezam

Comme chaque année, Cezam Auvergne-Rhône-Alpes propose le 28 novembre à Clermont-Ferrand sa journée d’observatoire, consacrée pour cette sixième édition au thème « Agir sur la prévention des risques psycho-sociaux ». Arex est partenaire de cet événement devenu incontournable pour les élus de comités d’entreprises.

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Ce qu'il faut retenir

L’Observatoire de Cezam-Auvergne-Rhône-Alpes aura lieu cette année à Clermont le 28 novembre et il aura pour thème : « Agir pour la prévention des risques psycho-sociaux ».

Grâce à notre partenariat, les clients Arex peuvent s’inscrire au tarif adhérent. Inscription ici.

 

Élus et assistants : des rendez-vous à Clermont pour se former

Que vous soyez élu.e ou assistant.e de CE ou CSE, la complexité et l’évolution des réglementations nécessitent de consacrer régulièrement du temps à approfondir ou mettre à jour vos connaissances. À Clermont-Ferrand, le cabinet Arex et son réseau vous proposent de nombreuses formations. Voici trois rendez-vous pour le mois de juin. À vos agendas !

 

1. Journée d’info pour les assistant.e.s

 

Jeudi 6 juin, le cabinet Arex propose à nouveau sa traditionnelle journée d’information à destination des assistants et assistantes de comité d’entreprise ou de comité économique et social.

Au programme de ce rendez-vous, nous vous proposons :

  • traitement des opérations de césure (N, N-1, N+1),
  • fichiers de suivi des distributions (bons d’achats, chèques-vacances),
  • méthodes de travail dans le cadre du CSE,
  • un plan d’activités sociales et culturelles lisible et utile,
  • gestion de la paie (saisie des salaires, congés payés).

La journée se déroulera dans les locaux du CSE de La Montagne, 45 rue Clos Four à Clermont-Ferrand, de 9 heures à 17 heures.

Ne tardez pas : les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 27 mai. Le bulletin d’inscription est à télécharger ici :

Bulletin inscription journée assistant CSE 6-6-19

Et pour toute information complémentaire, prenez contact.

 

2. Faire le point sur l’égalité Hommes/femmes

 

Notre partenaire Syndex vous propose, également le 6 juin, une matinée-débat sur le thème de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la loi Avenir professionnel. Elle aura pour objectif de vous informer sur les principales mesures dans le cadre de la loi Avenir professionnel et d’échanger sur les enjeux de ces mesures.

Ce rendez-vous gratuit – mais sur inscription – est proposé dans les locaux de Syndex, 80 boulevard François-Mitterrand à Clermont-Ferrand.

Pour plus d’informations, prenez contact avec le secrétariat de Syndex Auvergne : T. 04.73.98.53.24.

 

3. Trésoriers, formez-vous !

 

Enfin les 20 et 21 juin, une nouvelle session de formation des trésoriers de CE et CSE est proposée par Cezam Auvergne. Elle sera animée par notre expert-comptable Daniel Parot et aura lieu à Cézam Auvergne, 8 Rue Jacques Magnier, 63000 Clermont-Ferrand

Le programme de ces journées aura quatre objectifs :

  • maîtriser le cadre légal de la fonction de trésorier,
  • identifier les notions comptables et financières de la gestion de l’instance,
  • s’approprier la présentation des comptes,
  • développer les outils d’exécution et de suivi, le contrôle des comptes et des budgets.

Renseignements auprès de Sylvie Paquet à Cezam Auvergne : T. 04.73.37.37.05.

Présentation et bulletin d’inscription à télécharger ici :

Bulletin inscription formation SP 2019

Présentation formation trésoriers

Ce qu'il faut retenir

Trois formations, toutes sur inscription, vous sont proposées à Clermont-Ferrand durant ce mois de juin 2019 :

  • 6 juin : journée Arex d’information pour les assistant.e.s de CE et CSE (lieu : CSE La Montagne)
  • 6 juin : matinée-débat Syndex sur l’égalité hommes/femmes dans la loi Avenir professionnel (lieu : cabinet Syndex)
  • 20-21 juin : formation Cezam pour les trésoriers de CE et CSE (lieu : cabinet Arex).

CE-CSE : le passage de relais se précise

Dans neuf mois, tous les comités d’entreprise auront passé le relais à leurs successeurs, les comités économiques et sociaux. Nous vous avons déjà apporté de nombreux conseils pour réussir cette transition. Mais l’expérience de nos accompagnements nous permet de préciser encore nos recommandations. Faisons le point…

L’ordonnance du 22 septembre 2017 prévoit que tous les comités d’entreprise et comités d’établissement devront être transformés en comités sociaux et économiques (CSE) ou en comités sociaux et économiques d’établissement (CSEE) au plus tard le 31 décembre 2019. Après un démarrage assez lent, le mouvement s’est accéléré tout au long de l’année 2018. L’année en cours est décisive pour les opérations de transfert du patrimoine des CE vers les CSE.

L’expérience de nos accompagnements nous le confirme : trois points-clefs sont à soigner particulièrement.

Point-clef 1 : l’état des lieux

Comme le prescrit l’ordonnance, il convient de faire l’inventaire des biens et valeurs détenus par le CE, ainsi que de ses dettes au moment du passage en CSE. Il faudra aussi recenser les contrats et engagements en cours.

Pour ceux d’entre vous qui ont l’habitude et la pratique des opérations à mener pour chaque arrêté des comptes annuels, cela ne doit pas poser de grandes difficultés. Le bilan comptable établi avec l’expert-comptable constitue le document qui décrit le patrimoine du CE, donc ses biens, ses valeurs et ses dettes.

Le rapport du trésorier sur les conventions – prévu par la loi du 5 mars 2014 – est l’occasion, chaque fin d’année, de recenser les contrats et engagements ; il peut donc servir de base pour le passage en CSE.

Cependant, beaucoup de petits CE n’ont pas l’habitude d’établir un bilan et même l’obligation de rédiger l’état de situation patrimoniale n’est pas toujours respectée. Il leur faut donc dresser la liste des biens et valeurs qu’ils détiennent : principalement des comptes bancaires, des livrets, souvent un peu de stocks de billetterie ou de bons d’achats. Il faut penser aussi aux sommes restant à encaisser (subventions Employeur en particulier) et aux sommes restant à payer.

Point-clef 2 : la commission de transfert

Indépendamment du passage en CSE, lorsque certaines situations amenaient le CE à effectuer une dévolution de ses biens, il était fréquent de désigner des mandataires parmi les élus pour gérer les opérations financières du CE jusqu’à la fin de la dévolution. La situation créée par l’ordonnance, qui oblige au transfert de patrimoine du CE vers le CSE, nécessite également la désignation d’une commission de transfert.

Cette commission a deux missions principales :

  • Préparer l’arrêté des comptes à la date du passage en CSE (état des lieux), en vue de l’approbation de ces comptes par les élus du CE (laquelle interviendra après le passage en CSE) ;
  • Gérer la période de transition, entre la fin du mandat du comité d’entreprise, la phase des élections, l’installation du CSE et sa mise en place opérationnelle

Elle doit être composée au minimum de 2 personnes, secrétaire et trésorier, mais elle peut être ouverte à d’autres élus, notamment pour assurer une représentation des organisations syndicales. Quand le comité a des salarié.e.s en charge de sa gestion, ces personnes sont naturellement associé.e.s aux travaux de la commission.

Il est recommandé de limiter les pouvoirs de la commission de transfert aux opérations courantes, pendant le laps de temps entre la fin du CE et le démarrage du CSE.

Point-clef 3 : le calendrier des réunions

L’ordonnance du 22 septembre 2017 prévoit, à travers seulement deux articles assez courts, le déroulement des opérations de transfert de patrimoine du CE au CSE. En théorie, le CE approuve ses derniers comptes lors de sa dernière réunion et le CSE approuve le transfert de patrimoine à sa première réunion… En pratique, il en va autrement !

Sauf dans de très rares exceptions, les comptes du CE à la date de passage en CSE ne sont pas établis au moment de la dernière réunion du CE, loin s’en faut dans les CE intermédiaires et de grande taille. Ils ne peuvent l’être, par définition, qu’après la date du passage en CE.

Les conséquences de cet état de fait sont nombreuses :

  • A la dernière réunion du CE, il convient de dresser la liste – non chiffrée – des biens, valeurs et dettes, etc. et des principaux contrats en cours, avec une délibération à l’appui ;
  • La commission de transfert réalise ses travaux d’arrêté des comptes, avec l’appui de l’assistant.e et de l’expert-comptable s’il y en a, en vue de l’approbation de ces comptes ;
  • Le comité d’entreprise est convoqué par l’employeur pour procéder à cette approbation qui détermine la valeur du patrimoine transféré.
  • Le CSE se réunit alors pour accepter le transfert de patrimoine du CE (en maintenant ou non les affectations du CE).

Ce calendrier doit être anticipé avec la direction, afin que les réunions nécessaires soient prévues à l’avance.

Sans oublier…

Dernière recommandation : prévoir la date de passage comptable. Il est indispensable de déterminer, avant que le CE disparaisse, la date d’arrêté des comptes du passage en CSE. En pratique, la date retenue pourra être la fin du mois précédant le premier tour des élections, ou la fin de mois suivant.

Une question ? Prenez contact…

Ce qu'il faut retenir

Il reste neuf mois pour accomplir la transition vers le CSE. Notre expérience d’accompagnement de cette phase délicate nous confirme 3 points-clefs à soigner particulièrement :

  • Établir l’état des lieux à la date du passage en CSE : biens et valeurs, dettes, mais aussi les contrats et engagements en cours;
  • Nommer une commission de transfert qui aura pour rôle d’établir l’arrêté des comptes et de gérer la transition;
  • Anticiper avec la direction un calendrier qui permettra d’approuver l’arrêté des comptes et d’organiser le transfert du patrimoine.

Dernier conseil : bien prévoir la date d’arrêté des comptes, qui sera fixée à la fin du mois précédant ou suivant le premier tour des élections.

Vers une réforme du régime social et fiscal des ASC ?

L’hypothèse d’une réforme sur les avantages versés par les CE aux salariés a été avancée par le gouvernement. Un groupe de travail devrait être constitué. En attendant, le débat s’engage…

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